EyckBlog - Journal des Riens

Demain il fera jour, sinon je ne me lève pas

12 mars 2006

A explosion

Depuis ce soir , on avait pas vraiment parlé. Un échange de SMS, où pour la première fois, il me donnait une place : celle d'un ami particulier. Puis, il dit hier qu'il se sent prêt maintenant. Il dit qu'il a grandi et qu'il aurait envie d'accueillir l'autre, après s'y être autant refusé. Il dit ça au milieu de la nuit, après le dîner, et il s'endort dans le canapé. Je n'ai pas voulu le réveiller, j'ai continuer à fumer, en pensant à la petite bombe qu'il m'avait laissé. Ca ne devait pas être très compliqué d'allumer la mèche. Il suffisait de lui poser la question : "Quand tu dis çà, est ce que c'est à moi que tu penses, est ce que c'est à nous que tu donnerais une chance ?" Mais j'ai eu trop peur de tout faire péter, de l'entendre me dire que non, que j'étais bien cet ami si particulier, avec lequel, en confiance, on échange ce genre de généralités et que je ne devais pas me mettre à espérer. Alors je l'ai laissé partir avec toutes mes questions dont je ne voulais pas entendre la réponse. Rappelons nous les consignes d'urgence. En cas de doute, borner un périmètre de sécurité en attendant les artificiers. La meilleure solution serait vraisemblablement de cesser de jouer avec le danger. Et s'éloigner. En somme, ne pas prendre de risques.

Ne pas prendre de risques. Ah bon ?

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07 mars 2006

Brother and Brother

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http://brother.blogs.com/bb/2005/01/bb_corporate_me.html

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04 mars 2006

L'effet Pastis

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http://www.lexpress.fr/mag/saveurs/dossier/cuisinetendance/dossier.asp?ida=433763

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25 février 2006

It's a football thing

get_still

http://www.youtube.com/?v=rNiUkN4GssI

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23 février 2006

Page 3

Il est de vraies surprises. Comme celle de se surprendre à penser à des choses qui nous semblaient hier parfaitement éloignées. Sur mes tempes, des cheveux blancs. Rien de nouveau, excepté qu'aujourd'hui je les vois vraiment. Déjà là ? Oui. Bizzarement, le sentiment d'un léger vertige à constater que ce qui m'apparaissait si étranger, fait maintenant une partie de mon quotidien. De quoi parle t-on ? Peut-être de l'impression grandissante que tous les espoirs ne seront plus possibles et que de ce constat naît une interrogation nouvelle : comment renonce-t-on dans la sérennité ?  L. a vingt cinq ans, et dit que je manque d'ambitions quand je parle de me reposer. Le même qui, à la question de savoir pourquoi il m'a choisi, loue ma maturité. C'est à n'y rien comprendre. Est-ce que je vieillis ou justement est-ce que je rajeunis ? Je veux dire le sens de ces efforts de vie, n'était-ce pas de refaire le chemin parcouru, et retrouvé l'enfant perdu. Celui qui riait au temp présent. Si jamais il a ri. Je m'en souvenais pourtant ici. Et me vient cette idée : Dieu nous dit que nous ne serons jamais vieux, tant que nous nous tiendrons dans sa main. C'est ce qu'il m'a semblé comprendre en lisant un certain blog, à l'accent particulier. Ce soir, il y avait aussi Mozart.

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13 février 2006

Page 2

Ici c'est chez moi. Et là, c'est mon lit. Si je me retourne, je le verrai. Les yeux clos, la peau noire, les bras croisés sur sa poitrine, presqu'en pose, il pourrait faire semblant de dormir. Que fait-il là ?  A cinq heures et demi ce dimanche matin, j'ai envoyé un texto qui demandait Tu dors ? - Non. Pourquoi ?  - Tu pourrais m'apporter le petit déjeuner ? - Viens de rentrer ok pour le petit dèj. - Je t'attends... IIl faisait déjà jour, il est arrivé les bras chargés de viennoiseries. Il y avait des oeufs et du saumon fumé et puis nous deux, encore un peu ivres, à raconter nos soirées. Plus tard, en serrant, à nouveau son corps contre moi, je lui ai dit que j'avais l'impression de m'enlacer. Même taille. Même gabarit. Mais la vérité c'est que c'est une partie de moi que je venais de retrouver. Il avait dit il y a des mois, on ne couchera plus ensemble, je ne peux pas t'apporter ce que tu veux, c'est dangereux. Oui. Effectivement. Je ne peux pas dire que je m'en fous. J'en ai bavé et je voudrais éviter de recommencer. Il le sait, je sais qu'il le sait, à sa façon de ne pas s'abandonner et moi de me retenir, nous savons que nous devons faire attention. Pourtant quelque chose là nous a emporté. J'en suis un peu étonné. 

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08 février 2006

Page 1

Je suis rentré avant hier, après huit heures d'avion, passées essentiellement à lire Justine Levy, sous la lumière faible de la veilleuse de mon siège. Je sais bien que je pense quelque chose de son bouquin, mais j'ignore consciemment quoi. Il faudrait relire, fouiller, réfléchir. Je manque de courage même si je sens, ces derniers temps, la nécessité de mettre mes idées au clair. Une remise à plat pourrait être périlleuse. Alors j'ai renvoyé à plus tard la décision de m'y mettre. Les courses, le boulot, les coups de fils, l'organisation, tout ça aussi, j'y suis allé à reculons. Je sais bien que c'est une pente dangereuse, n'empêche. Je me suis couché tard, j'ai bossé à dix heures, deux heures, j'ai eu envie de de dormir, je suis rentré faire une sieste, suis retourné au travail ne rien faire. Suis parti à dix sept heures faire du sport. Bon pour ça, j'ai assuré mais ensuite je me suis planté devant la télé et l'ordinateur en bouffant un reste du frigo. Je ne me suis pas senti mal, je n'avais pas envie de me faire trop chier, même si je sais qu'à ce compte-là, je pourrais ne pas en faire une rame pendant des journées. J'ai mesuré qu'elles étaient mes marges, si franchement je pouvais me laisser aller. Objectivement, je n'ai pas les moyens de ne décider de rien alors aujourd'hui je me suis mis à bosser pour ne pas dégringoler. Et ça m'a fait du bien. En toute honnêteté, j'aurais pu en faire plus mais c'était déjà pas si mal  et j'ai pensé à ce temps où rien ne me faisait plus lever de mon lit. Je venais de quitter Paris, je ne me sortais pas de ce qui avait failli me tuer, je ne faisais qu'y penser, M. était loin de moi et c'était moi que tout avait quitté. Ils parlaient de ça sur le blog de Matoo et ça m'avait un peu remué, comment on fait pour relever la tête, et pourquoi il ne fallait pas renoncer pour les uns et pourquoi il ne fallait pas se faire d'illusions pour les autres. Pour ce qui me concerne,  je n'en sais rien et c'est bien pour ça que je n'ai pas su quoi penser du livre de Levy. Raconter la rupture de sa vie, et appeler ça "Rien de grave", je me suis dit que c'était quand même un putain de bordel et que de m'en rendre compte, ben c'était sans doute ça, qui me faisait procrastiner.

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04 février 2006

Il fait jour

Voilà je suis passé et j'ai vu vos messages. Je voulais vous dire que tout allait bien. Au dernier contrôle le mois dernier, le médecin parlait de rémission complète. Et la vie continue. L'espérance possible aussi. Chouette. Merci de vos mots. J'ai trouvé ça magique. Alors je vous embrasse. Vraiment. Et vous ? Comment ça va ?

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08 juin 2005

Deux cadeaux

Qu'est ce qui bascule ? J'ai moins eu peur de la maladie que de la perte d'amour. Je serais vraisemblablement guéri de l'une, difficilement de l'autre. Alors je fais les gestes pour m'efforcer de croire que j'existe ailleurs. Où cela ? Petite journée à faire de l'argent ou de la politique, peu de succès dans les deux domaines. Où cela encore ? Ce soir, un petit tour où je vais peu et deux cadeaux  : une femme m'écrit un poème, un homme m'envoie un message. Je ne les connais pas tous les deux, pourquoi alors ce sentiment parfois d'être bien là où je devrais me trouver.

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17 mai 2005

Encore un matin

Puisque je ne parle que de cela. Demain il fera jour sinon je ne me lève pas.

http://lebleuduciel.blogs.com/bdc/2005/05/mon_lgionnaire.html

C'est l'occasion. Et hop dans les liens.

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