<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>EyckBlog - Journal des Riens</title><link>http://eyckblog.canalblog.com/</link><description>Demain il fera jour, sinon je ne me l&#xe8;ve pas</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 31 Dec 2009 23:23:22 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Facilit&#xe9;(s)</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/09/24/14626122.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/09/24/14626122.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14626122/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/09/24/14626122.html</guid><description>&lt;p&gt;Je tournais autour. Besoin de faire le point et rassembler ce qui a &#xe9;t&#xe9; appris ces derniers jours, ces dernieres semaines, mois, ann&#xe9;es. Une fois encore, c&apos;est en lisant Chronolog et les commentaires de Sylvia, que &#xe7;a s&apos;est d&#xe9;clench&#xe9;. Elle y parlait de moi comme quelqu&apos;un d&apos;organis&#xe9;...??? Non, non loin de l&#xe0;. Je disais dans mes pr&#xe9;c&#xe9;dents posts que j&apos;&#xe9;tais en col&#xe8;re. Contre moi. D&apos;abord. De m&apos;&#xea;tre fourr&#xe9; une fois encore dans une situation inextricable, o&#xf9; quelque soit la d&#xe9;cision prise, j&apos;aurais l&apos;impression de ne pas me rendre heureux. Je lisais quelque part la description de la situation : un labyrinthe sans issue et sans m&#xea;me un monstre cach&#xe9; au centre pour me d&#xe9;vorer, sinon moi-m&#xea;me. Pour en avoir d&#xe9;crit les m&#xe9;andres sur ce blog, vous savez que c&apos;est sp&#xe9;cialement dans mes relations amoureuses, que j&apos;ai le chic, de me retrouver dans l&apos;impasse. Mon fr&#xe8;re, ces derniers temps, tentait une fois encore de me faire prendre conscience de ce qui se passe : en refusant tout bonnement de m&apos;entendre encore parler de J2M, en m&apos;imposant violemment d&apos;en faire un non-sujet, il venait dire qu&apos;&#xe0; un moment doit venir le temps du choix, de la responsabilit&#xe9; et la protection de soi, de l&apos;exigence et &#xe9;videment du prix &#xe0; payer. Et c&apos;est bien de cela dont il s&apos;agit. En somme, je vis depuis pr&#xe8;s de 15 ans, d&apos;un traumatisme &#xe0; l&apos;autre. Je rencontre quelqu&apos;un, &#xe7;a ne fonctionne pas et je continue &#xe0; essayer de faire rentrer des ronds dans des carr&#xe9;s. Sans renoncer. Tout &#xe7;a m&apos;a beaucoup pris, abim&#xe9; des tr&#xe9;sors d&apos;innocence et de confiance en moi et dans les autres. Je suis seul. Et cela veut dire en d&#xe9;finitive, que je suis seul responsable de mon ent&#xea;tement. Et de ce que &#xe7;a m&apos;a co&#xfb;t&#xe9;. Apr&#xe8;s l&apos;enfance fracass&#xe9;e, la vie devait &#xea;tre belle. Au nom de cela,et plut&#xf4;t que de m&apos;en tenir &#xe0; ce r&#xea;ve l&#xe0;, lorsqu&apos;elle ne l&apos;&#xe9;tait pas tant que &#xe7;a, il s&apos;est agit d&apos;en conserver un tant soit peu l&apos;illusion. A am&#xe9;nager et &#xe0; g&#xe9;rer. Pour finir par me perdre. Ces histoires n&apos;auraient jamais du durer si longtemps et on compte en ann&#xe9;es l&#xe0;. Apr&#xe8;s les quelques premiers mois exaltants, tous les signes virant &#xe0; l&apos;orange, il aurait fallu partir. Le&#xe7;on apprise, il n&apos;y a pas si longtemps.&amp;nbsp; En me quittant et en n&apos;y revenant pas, S. m&apos;a rendu un fier service : une belle histoire v&#xe9;cue intens&#xe9;ment, une tristesse infinie &#xe0; son issue, mais pas de trauma. Peut-&#xea;tre que j&apos;arrive au bout de ce que je peux supporter, et Dieu sait si je suis r&#xe9;sistant. Mais aux prix d&apos;une anxi&#xe9;t&#xe9; folle, qui finit par d&#xe9;border sur tous les compartiments de ma vie et dont j&apos;ai t&#xe9;moign&#xe9; ici. Il est sans doute temps d&apos;essayer d&apos;y rem&#xe9;dier. Peut-etre seul mais plus l&#xe9;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS Ce post a &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crit le 2 ao&#xfb;t 2009. Je ne l&apos;avais pas publi&#xe9;&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Sep 2009 21:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>En col&#xe8;re</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/06/13/14060600.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/06/13/14060600.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14060600/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/06/13/14060600.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est difficile &#xe0; exprimer, quand c&apos;est contre soi qu&apos;on est en col&#xe8;re &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 13 Jun 2009 04:51:38 GMT</pubDate></item><item><title>Sans titre</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/06/07/13991006.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/06/07/13991006.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13991006/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/06/07/13991006.html</guid><description>&lt;p&gt;Je suis juste en col&#xe8;re&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 07 Jun 2009 07:53:06 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;amour est partout</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/01/23/12201248.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/01/23/12201248.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12201248/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/01/23/12201248.html</guid><description>&lt;p&gt;Dans la nef du Grand Palais ce soir, l&apos;exposition &amp;quot;6 milliards d&apos;autres&amp;quot;, 5000 interviews dans 75 pays. Impossible de tout ing&#xe9;rer en aussi peu de temps. Curieux zapping. Alors, ne faire qu&apos;une seule chose &#xe0; la fois. S&apos;attarder &#xe0; voir et re-voir deux visages parmi 6 miliards d&apos;autres, puis &#xe9;crire pour ne pas oublier ce qui dispara&#xee;tra pour toujours..&amp;nbsp; Deux visages. Du Cambodge, &#xe9;videmment. Si j&apos;allais l&#xe0;-bas, est-ce que je reconna&#xee;trais chez les hommes cette expression de mon p&#xe8;re que j&apos;ai surprise, un mouvement de t&#xea;te fugitif qui l&apos;incarne soudainement. Du Cambodge, toujours. Une autre. Elle dit qu&apos;elle ne peut pas pardonner les crimes des Khmers rouges mais qu&apos;en fait elle a d&#xe9;j&#xe0; pardonn&#xe9;, parce qu&apos;il n&apos;y a en face d&apos;elle que le silence. Son mari a plus souffert qu&apos;elle et lui, a pardonn&#xe9;. Contre quoi se battre ? Elle dit qu&apos;on ne peut pas applaudir d&apos;une main. Il en faut deux pour faire du bruit. Elle dit qu&apos;il faut jeter le pass&#xe9; et garder le nouveau. Et je pense imm&#xe9;diatement qu&apos;il est possible, j&apos;aime l&apos;id&#xe9;e qu&apos;il soit possible que c&apos;est cela que mon p&#xe8;re a pens&#xe9;. Et comment il a v&#xe9;cu. Profond&#xe9;ment tol&#xe9;rant.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant cela, un ami de ma soeur qui attend avec nous son petit copain qui doit nous rejoindre. Au moment o&#xf9; ils se trouvent, l&apos;un qui embrasse l&apos;autre sur le parvis et apr&#xe8;s qui se tiennent serr&#xe9;s l&apos;un contre l&apos;autre au moment d&apos;entrer dans l&apos;exposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant cela, une sombre nouvelle. On m&apos;apprend qu&apos;il doit reprendre son traitement. Encore trois mois, et ce sera dur. Je chancelle. O&#xf9; trouver de la force ? J&apos;appelle deux autres amis &#xe0; qui il n&apos;en a jamais parl&#xe9;. Mais ils savent.&amp;nbsp; Et m&#xea;me, si ils n&apos;avaient pas su... oui, oui, ils seront heureux de nous inviter &#xe0; d&#xee;ner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant cela, elle est juste l&#xe0;, Maman, elle s&apos;agite, elle secoue, elle nettoie, elle organise, elle range. Parce qu&apos;elle s&apos;inqui&#xe8;te, parce qu&apos;elle s&apos;angoisse. Elle dit parce que j&apos;ai besoin de contr&#xf4;ler. Parce que tu as besoin d&apos;&#xea;tre rassur&#xe9;e, j&apos;ajoute. Elle dit aussi, j&apos;ai toujours fui toutes les d&#xe9;pendances. Je reste dormir. Pour avoir des moments rien qu&apos;avec elle. Mes moments de petit et grand gar&#xe7;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant cela, il me parle et je ne comprend rien. Parce que ce n&apos;est pas le m&#xea;me langage. Le mien c&apos;est celui de ce qui se passe dedans. A l&apos;int&#xe9;rieur. Alors je l&apos;y am&#xe8;ne doucement. Parce que c&apos;est ce qui m&apos;int&#xe9;resse. Et il parle alors, r&#xe9;pondant &#xe0; mes questions, de son jumeau et je lui parle du mien. Que voulait-il trouver en moi ? Que j&apos;ai refus&#xe9; de lui donner en le quittant, il y a pr&#xe8;s de dix ans. Il a fait sa vie ailleurs bien s&#xfb;r, mais la derni&#xe8;re fois que nous nous sommes vu, apr&#xe8;s avoir parl&#xe9; comme nous l&apos;avons fait ce soir, il a d&#xe9;pos&#xe9; un baiser sur mes l&#xe8;vres pour me dire aurevoir. Cette fois-ci, je ne voulais pas que &#xe7;a recommence, alors j&apos;ai juste pass&#xe9; ma main sur sa t&#xea;te en le quittant.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant cela, rendez-vous pour l&apos;investiture d&apos;Obama dans un bar, avec l&apos;amie devenue am&#xe9;ricaine. Elle n&apos;a pas toujours v&#xe9;cu &#xe0; Chicago. Elle vivait &#xe0; Paris, moi aussi. Nous vivions en face de l&apos;autre. Et nous parlions la m&#xea;me langue, celle justement du questionnement. Des ann&#xe9;es apr&#xe8;s, elle me redit, comme si c&apos;&#xe9;tait hier, son urgence, son absolue n&#xe9;cessit&#xe9;. Et m&apos;&#xe9;cris en d&#xe9;dicace de son dernier bouquin, &amp;quot;A ..., dont l&apos;amiti&#xe9; et l&apos;intelligence font autant de bien que les bons livres.&amp;quot; Fiert&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#xe0; l&apos;heure, dans le m&#xe9;tro, un couple d&apos;asiatiques, elle dans un manteau orange, lui un sac plastique &#xe0; la main, qui se penche sur sa bouche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six milliards d&apos;autres et l&apos;amour est partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 23 Jan 2009 22:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>Je ne me fais pas confiance</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/01/16/12117925.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/01/16/12117925.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12117925/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2009/01/16/12117925.html</guid><description>&lt;p&gt;Je me relisais &lt;a href=&quot;http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/02/07/3937151.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Je parlais de cette anxi&#xe9;t&#xe9; permanente, cette angoisse continue, cette incapacit&#xe9; &#xe0; se d&#xe9;tendre. C&apos;&#xe9;tait il y a deux ans, et je pouvais consid&#xe9;rer qu&apos;il y avait peu de raisons &#xe0; se trouver dans cet &#xe9;tat l&#xe0;. Depuis, la situation s&apos;est tendue... tr&#xe8;s court avec le fric, situation professionnelle possiblement menac&#xe9;e, amours envol&#xe9;s, amis rares. Est-ce une vision ou une r&#xe9;alit&#xe9; objective ? En tout cas, l&apos;anxi&#xe9;t&#xe9; est l&#xe0;. Et je ne sais pas comment m&apos;en d&#xe9;barasser. Et si m&#xea;me je dois m&apos;en d&#xe9;barasser. Je viens de lire que l&apos;anxi&#xe9;t&#xe9; peut-&#xea;tre une intol&#xe9;rance &#xe0; l&apos;incertitude. Si tout &#xe9;tait s&#xfb;r, et dans mon esprit, rien ne l&apos;est jamais, est-ce que je continuerais &#xe0; agir ? Peut-&#xea;tre que le probl&#xe8;me ne se pose pas comme cela. Admettons que rien n&apos;est s&#xfb;r. Est-ce que je peux continuer &#xe0; ne pas me faire confiance sur ma capacit&#xe9; &#xe0; le supporter ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 17 Jan 2009 00:51:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;impasse</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/09/01/10429516.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/09/01/10429516.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10429516/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/09/01/10429516.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img height=&quot;85&quot; alt=&quot;Essence&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/52/90/2968/29615967.jpg&quot; width=&quot;128&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que dire ? Qu&apos;une fois encore, je me suis encore cogn&#xe9;, tap&#xe9; la t&#xea;te contre les murs. Les murs du fond de l&apos;impasse. Avec cette impression r&#xe9;currente, de ne pas pouvoir en sortir. Cette fois-ci, de mani&#xe8;re... encore plus spectaculaire. Ivre, au sens propre comme figur&#xe9;, je les ai tous appel&#xe9;. A l&apos;aide. Au secours de moi-m&#xea;me. Devant un nouveau refus (apr&#xe8;s une derni&#xe8;re ambivalence... tout de m&#xea;me) de J2M, une explication orageuse mais qui ne me satisfaisait pas, je l&apos;ai rappel&#xe9; dix fois ou vingt. Pas seulement lui, mais tous ! M.(Ca faisait quelques ann&#xe9;es), S. (Ca faisait quelque semaines, j&apos;en parlais dans mes derniers posts) et J. (juste une fois, mais lui n&apos;a jamais disparu dans les nimbes). Tous ceux l&#xe0; apr&#xe8;s lesquels j&apos;ai couru, fascin&#xe9; par la beaut&#xe9; (et donc la force ?) que je leur pr&#xea;tais, &#xe9;perdu depuis dix-huit ans, en r&#xe9;clamant leur amour. Que sait-on de l&apos;amour ? En tout cas, le simple fait de les avoir appel&#xe9; successivement au cours de cette nuit de d&#xe9;gringolade, dit bien que ma demande ne les concernait pas. Pas chacun d&apos;entre eux pour ce qu&apos;ils sont, pris &#xe0; part. Mais collectivement pour ce qu&apos;il repr&#xe9;sente. Quoi ? Je ne sais pas mais il est arriv&#xe9; un truc tout b&#xea;te. Une semaine apr&#xe8;s, en rentrant ce soir, la voiture (j&apos;ai un rapport tr&#xe8;s particulier avec la voiture... il faudra un jour que je raconte &#xe7;a, que j&apos;analyse &#xe7;a) s&apos;est arr&#xea;t&#xe9;e pile un peu avant la station d&apos;essence. En panne... d&apos;essence. Dr&#xf4;le de symbolique. Impossible de red&#xe9;marrer pour la faire avancer de quelques m&#xe8;tres, juste devant le poste. J&apos;ai senti une vague de panique et de culpabilit&#xe9; m&apos;envahir (quand quelque chose ne marche pas, je me sens souvent coupable... c&apos;est forc&#xe9;ment moi qui ait &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;faillant... en l&apos;occurrence c&apos;&#xe9;tait le cas...je n&apos;avais qu&apos;&#xe0; en faire avant de l&apos;essence... mais attendre jusqu&apos;&#xe0; ce que survienne les probl&#xe8;mes, c&apos;est un peu moi aussi). La vague de panique s&apos;est accentu&#xe9;e quand je me suis mis &#xe0; chercher la carte bancaire introuvable qui m&apos;aurait permis d&apos;acheter un bidon et de l&apos;essence pour red&#xe9;marrer. Sans ressources puisque sans argent (j&apos;ai un rapport tr&#xe8;s particulier avec l&apos;argent, il faudra un jour que je raconte &#xe7;a, que j&apos;analyse... m&#xea;me si j&apos;en sais un peu plus que mon rapport avec la voiture). Et mon premier r&#xe9;flexe aura &#xe9;t&#xe9; encore d&apos;appeler &#xe0; l&apos;aide, pas n&apos;importe qui...hein... J2M, parce que c&apos;est celui que je connais qui habite le plus pr&#xe8;s, et parce que c&apos;est lui dont j&apos;avais envie qu&apos;il vienne me sauver. Me sauver encore (me permettre de m&apos;enfuir ?) Mais me sauver de quoi ? Me permettre de remettre de l&apos;essence dans le moteur, sans quoi, je ne repartirais pas. Oui, quelque chose de ce go&#xfb;t l&#xe0;. Si tu ne viens pas me sauver, je ne continuerais pas. Je n&apos;avancerais pas. Comme si avancer, faire des efforts, sortir de l&apos;impasse en somme...ne pouvait se faire qu&apos;&#xe0; la condition que tu viennes t&apos;occuper de moi. Je ne sais pas en dire plus...mais j&apos;ai le sentiment que tout cela me ressemble. L&apos;autre id&#xe9;al...comme solution. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;PS. Je n&apos;ai pas appel&#xe9;. J&apos;ai retourn&#xe9; mon sac pour trouver une deuxi&#xe8;me carte. Dont je ne savais pas si j&apos;avais le code. D&#xe9;cidement... tout est signifiant. J&apos;ai achet&#xe9; le bidon. Rempli le r&#xe9;servoir. Et je suis reparti. Est-ce que tout ceci &#xe0; un sens ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;PS2. Sylvia, Bleu du ciel... merci de votre pr&#xe9;sence. Hier et aujourd&apos;hui. Elle compte.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 02 Sep 2008 00:50:00 GMT</pubDate></item><item><title>Faire confiance, se faire confiance</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/06/11/9539613.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/06/11/9539613.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9539613/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/06/11/9539613.html</guid><description>&lt;p&gt;Peut-&#xea;tre que justement je ne me suis pas assez autoris&#xe9; la confiance. Je veux dire que je n&apos;ai pas dit que je l&apos;aimais mais aussi que je c&apos;est parce que je n&apos;en savais rien. Qu&apos;est-ce que nous connaisons &#xe0; l&apos;amour ? Moi, je ne sais que la chaleur de ses bras, ses yeux clairs et le jus d&apos;orange. Mais &#xe7;a me suffisait, parce qu&apos;avec &#xe7;a, je pouvais esp&#xe9;rer la confiance, aimer la diff&#xe9;rence, et m&apos;abandonner autant que je pouvais. Devrais-je me reprocher de m&apos;&#xea;tre trop d&#xe9;fendu quand tout mes efforts de ces derni&#xe8;res ann&#xe9;es, auront &#xe9;t&#xe9; d&apos;apprendre &#xe0; me prot&#xe9;ger ? Je ne savais pas qu&apos;il nous faut aussi apprendre &#xe0; nous livrer aussi et au moment m&#xea;me, o&#xf9; nous aurions du peut-&#xea;tre nous abandonner, il me quitte peut-&#xea;tre, de ne pas avoir assez su. Je vous disais que je ne savais pas ce que nous ferions de la distance, je sais ce soir que nous n&apos;avons pas fais assez apr&#xe8;s une vie pass&#xe9;e &#xe0; en faire trop. J&apos;ose &#xe0; peine l&apos;&#xe9;crire, il me quitte et me manque infiniment. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 11 Jun 2008 22:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>Une rencontre</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/05/04/9063474.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/05/04/9063474.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9063474/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/05/04/9063474.html</guid><description>&lt;p&gt;Le post pr&#xe9;c&#xe9;dent parlait de se remettre en route. C&apos;est ce que j&apos;ai fait. J&apos;aurais pu faire autre chose. Une certaine expo par exemple mais elle &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; termin&#xe9;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr&#xf4;le d&apos;endroit pour une rencontre ? Bien s&#xfb;r, c&apos;est la r&#xe8;gle, ici tout commence par un &#xe9;change sexuel. Avant tout. Avant m&#xea;me de se parler. Quand je l&apos;ai vu, je venais d&apos;arriver, je me suis dit que ce corps l&#xe0; &#xe9;tait celui que j&apos;attendais depuis longtemps. Des ann&#xe9;es, je crois. Alors je l&apos;ai suivi dans les coursives, en tentant de lui faire comprendre mon d&#xe9;sir. En esp&#xe9;rant qu&apos;il ait envie aussi. Ca aurait pu rater. Nous aurions pu nous rater. Mais non, &#xe7;a nous ait tomb&#xe9; dessus. L&apos;ivresse. Pourquoi est-ce que je pense que ce n&apos;est pas si &#xe9;tonnant. Juste que c&apos;&#xe9;tait le bon moment. Quand nous sommes sortis de cette cabine, parce qu&apos;il avait son train &#xe0; prendre, nous tremblions d&#xe9;j&#xe0; d&apos;avoir &#xe0; nous quitter. Je ne sais pas o&#xf9; cela peut nous mener. Depuis cette rencontre, il a travers&#xe9; le pays et moi un oc&#xe9;an. Parce qu&apos;il y avait ses yeux clairs, ses bras et sa douceur, j&apos;ai recommenc&#xe9; &#xe0; r&#xea;ver mais je ne sais pas si nous pourrons faire contre la distance et l&apos;&#xe9;loignement. Et si pour une fois, je m&apos;autorisais la confiance. Vas-t-en la peur. Vas-t-en.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 05 May 2008 02:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>En suspension</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/05/03/9042992.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/05/03/9042992.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9042992/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/05/03/9042992.html</guid><description>&lt;p&gt;Deux semaines &#xe0; rencontrer l&apos;autre, les autres, avec mes espoirs et mes d&#xe9;ceptions, mes retenues et mes abandons. Chercher la bonne limite, quelque que chose assez proche du &amp;quot;faire le job&amp;quot; sans penser que tout peut &#xea;tre contr&#xf4;l&#xe9; (et sous-entendu que tout n&apos;est pas de ma responsabilit&#xe9;). En attendant, deux semaines riches d&apos;&#xe9;venements, boulot, politique, amis, amours, immo... tout y est pass&#xe9; pour me mettre en question et m&apos;obliger &#xe0; r&#xe9;agir. C&apos;&#xe9;tait bien je crois. Une chance m&#xea;me. Celle d&apos;&#xea;tre vivant. Et avant de toucher au but, prendre du plaisir au chemin. Alors &#xe9;videmment, il y avait ces bras qui me serraient si fort et lui qui m&apos;appelait Mister C&#xe2;lins. C&apos;est d&#xe9;j&#xe0; fini et me laisse un peu en suspension. Allez en route.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 03 May 2008 08:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>Journ&#xe9;e shopping</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/04/30/9017271.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/04/30/9017271.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9017271/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2008/04/30/9017271.html</guid><description>&lt;p&gt;J&apos;ai craqu&#xe9; alors que je m&apos;&#xe9;tais promis de faire attention en ce moment. Donc journ&#xe9;e shopping. J&apos;ai achet&#xe9; un appartement. Paris 11eme. Pour les frais de notaire. Merci maman. Merci papa. Dis, de l&#xe0;-haut tu vois ce que je suis en train de faire ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 30 Apr 2008 22:11:50 GMT</pubDate></item><item><title>Ich bin...</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/06/25/5425691.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/06/25/5425691.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5425691/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/06/25/5425691.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;&#xe9;tait &#xe0; Berlin hier au soir, dans la douceur des premiers jours d&apos;&#xe9;t&#xe9;, le long d&apos;un boulevard, strasse quelque chose, de jolies fa&#xe7;ades d&apos;immeubles de toutes les couleurs et &#xe0; leur pied, les terrasses de restaurants de toutes sortes. Nous avons &#xe9;chou&#xe9;, l&apos;amie d&apos;enfance et moi, &#xe0; la table d&apos;un petit vietnamien. Les rouleaux de printemps &#xe0; se damner et la bi&#xe8;re allemande. Je venais de pleurer en racontant Papa. Les derniers jours, presqu&apos;un an d&#xe9;j&#xe0;. Et cette absence l&#xe0;, aujourd&apos;hui encore, presqu&apos;irr&#xe9;elle. Les mots encore pour rendre tangible ce &#xe0; quoi, finalement je ne crois pas. Ce &amp;quot;il n&apos;est plus l&#xe0;&amp;quot;, pour me faire grandir et qui n&apos;a aucun sens. Et puis je me suis tu, &#xe9;puis&#xe9; et soulag&#xe9;, face &#xe0; ses yeux embu&#xe9;s. Au bord du trottoir, un ange blond en pleine ferveur, chantait Lou Reed, le timbre cass&#xe9; et les yeux ferm&#xe9;s. De l&apos;art, je crois. Et ces quelques minutes, une r&#xe9;conciliation. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 26 Jun 2007 00:13:05 GMT</pubDate></item><item><title>Mes amis sont de droite</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/05/05/4853291.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/05/05/4853291.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4853291/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/05/05/4853291.html</guid><description>&lt;p&gt;Autour de moi, des gens de droite. Des gens qui sont mes amis et auxquels je tiens. Nous avons parl&#xe9;, discut&#xe9; de ce qui nous s&#xe9;parait. Sans nous convaincre &#xe9;videment. Et pourtant, quelque chose me g&#xea;ne, quelque chose que je ne peux pas leur expliquer.Pourtant ils m&apos;entourent et ce que je sais d&apos;eux nous rassemblent. Je sais qu&apos;au fond, nous partageons les m&#xea;mes valeurs, un fa&#xe7;on si particuli&#xe8;re de regarder le monde, d&apos;&#xea;tre au monde. Comment en serait-il autrement, comment pourrais-je les aimer sinon depuis tout ce temps. Alors j&apos;enrage de ne pas pouvoir mettre en mots ce que je sens de dangereux dans ce que dit Sarko. De leur expliquer que cela ne peut pas leur ressembler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#xea;tre une derni&#xe8;re tentative ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x1vfyt_gerard-miller-analyse-sarkozy&quot;&gt;http://www.dailymotion.com/video/x1vfyt_gerard-miller-analyse-sarkozy&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 06 May 2007 01:06:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sarko va me tuer</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/05/05/4843121.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/05/05/4843121.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4843121/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/05/05/4843121.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est tard. Deux heures quarante trois du matin et je devrais dormir. Aujourd&apos;hui c&apos;est samedi mais il va falloir que je passe&amp;nbsp; au bureau. Je ne serais pas tr&#xe8;s frais. J&apos;irais voter apr&#xe8;s. Oui, ici, le devoir citoyen c&apos;est aujourd&apos;hui. Je me souviens de ce 22 avril, nous votions encore le m&#xea;me jour que la m&#xe9;tropole. Mais d&#xe9;calage horaire oblige, le r&#xe9;sultat nous &#xe9;tait connu alors m&#xea;me que, chez nous, les bureaux de vote n&apos;&#xe9;taient pas encore ferm&#xe9;s. Il &#xe9;tait 17H00, lorsqu&apos;&#xe0; peine l&apos;avion qui me ramenait &#xe0; la maison, s&apos;est pos&#xe9; sur la piste, les passagers se sont pr&#xe9;cipit&#xe9;s sur leur t&#xe9;l&#xe9;phone portable pour savoir o&#xf9; nous en &#xe9;tions. Dans la coursive de l&apos;appareil, un homme s&apos;est retourn&#xe9; vers moi pour me dire que Le Pen &#xe9;tait aux deuxi&#xe8;me tour. J&apos;ai souri vaguement &#xe0; sa blague. Puis j&apos;ai compris en voyant son visage d&#xe9;compos&#xe9; qu&apos;il ne plaisantait pas. Je me suis litt&#xe9;ralement &#xe9;ject&#xe9; de l&apos;a&#xe9;roport, papa a fonc&#xe9; pour m&apos;emmener voter avant 18H00 - on se disait alors que nos voix outre-mer pourraient encore r&#xe9;duire l&apos;&#xe9;cart et sauver Jospin. En vain...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cinq ans apr&#xe8;s, ce serait bien, que nos bulletins tenus au chaud - c&apos;est bien le cas de le dire, ajout&#xe9;s &#xe0; vos votes de dimanche puissent, m&#xea;me d&apos;un chou&#xef;a, sauver S&#xe9;gol&#xe8;ne. Et pourtant, tout semble perdu. Et je m&apos;en veux de ne pas avoir choisi le B&#xe9;arnais au premier tour. Que nous n&apos;ayions pas &#xe9;t&#xe9; plus nombreux &#xe0; le faire. Pour nous donner une chance du moindre mal, d&apos;une recomposition possible, le vote oui, oui du&amp;nbsp; tout sauf Sarkozy. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais le moyen de faire autrement. J&apos;ai vot&#xe9; S&#xe9;go au premier tour par fid&#xe9;lit&#xe9;. Par fidelit&#xe9; au gar&#xe7;on de 11 ans qui ne ratait jamais le journal et la politique &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9;vision. Par fidelit&#xe9; aux hurlements de joies qui ont retenti dans toute la cit&#xe9; du 93 o&#xf9; j&apos;habitais alors ce 10 mai 1981. Par fidelit&#xe9; &#xe0; mon engagement militant 7 ans apr&#xe8;s, au PS, quand mes petits camarades majoritaires mena&#xe7;aient de casser la gueule au minoritaire gaucho que j&apos;&#xe9;tais. Par fidelit&#xe9; &#xe0; cet adieu &#xe0; Mitterrand qui s&apos;en allait, pour lui dire merci la rose &#xe0; la main, devant Solf&#xe9;rino, un jour de printemps en 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A Solferino encore, il y a deux semaines. Le soir du premier tour. Ce frisson imm&#xe9;diat au moment de rejoindre la foule. Ces visages inconnus mais instantan&#xe9;ment si familiers. Familiers ? Oui, oui ces gens qui ressemblent &#xe0; tous les autres (mais mention sp&#xe9;ciale aux jolies petites gueules du MJS), c&apos;est ma famille puisque c&apos;est le peuple de gauche rassembl&#xe9;. Alors voter autrement, &#xe7;&#xe0; n&apos;aurait pas &#xe9;t&#xe9; moi. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Reste qu&apos;au vu de ce qui s&apos;annonce, ce n&apos;&#xe9;tait pas vraiment la bonne carte. C&apos;est d&apos;autant plus dramatique, que pour la premi&#xe8;re fois, le r&#xe9;sultat d&apos;une &#xe9;lection politique aura de r&#xe9;elles r&#xe9;percussions sur ma vie personnelle. Plus de discussions fumeuses et de maniements de concepts, le droite dure au pouvoir va &#xea;tre pour moi, cette fois-ci une exp&#xe9;rience incarn&#xe9;e, je vais la sentir passer. Les projets de Sarkozy menacent directement ma situation personnelle et pour tout dire une part consid&#xe9;rable de mes revenus. Dr&#xf4;le d&apos;impression de se dire que de mani&#xe8;re tr&#xe8;s concr&#xe8;te, votre avenir d&#xe9;pend de l&apos;issue d&apos;une pr&#xe9;sidentielle. La politique m&apos;a donn&#xe9; beaucoup de choses. Et il est bien possible qu&apos;elle me le reprenne. Tout cela me laisse dans un &#xe9;tat d&apos;angoisse et de sid&#xe9;ration compl&#xe8;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dommage, pour ce post de retour, j&apos;aurais bien voulu vous apporter des nouvelles plus l&#xe9;g&#xe8;res.&amp;nbsp; Et je ne vous pas encore parl&#xe9; de mes &#xe9;checs amoureux. Parce que l&#xe0; aussi, les rep&#xe8;res foutent le camp. Bon, je sais bien que j&apos;ai &#xe9;t&#xe9; un peu absent ces derniers temps, mais vraiment, faites un effort dimanche et si malgr&#xe9; tout c&apos;est la catastrophe, &#xe7;a serait&amp;nbsp; bien de se soutenir apr&#xe8;s ce week end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS / Pour ajouter &#xe0; l&apos;&#xe9;nervement g&#xe9;n&#xe9;ral, alors que je n&apos;ai jamais eu l&apos;occasion de lui parler et que je l&apos;aime bien, je viens de m&apos;apercevoir que &lt;a href=&quot;http://www.u-blog.net/eldrakan&quot;&gt;Wam&lt;/a&gt; ferme son blog. Merde, mais qu&apos;est ce qui se passe en ce moment ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 05 May 2007 07:17:00 GMT</pubDate></item><item><title>Je me fais confiance</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/02/07/3937151.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/02/07/3937151.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3937151/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2007/02/07/3937151.html</guid><description>&lt;p&gt;Faisons l&#xe0; courte. Voil&#xe0; en somme, apr&#xe8;s les temps d&apos;&#xe9;preuves, on aurait pu penser que je vive les choses de mani&#xe8;re plus douce, plus apais&#xe9;e. Rien de tout &#xe7;a, ma nature inqui&#xe8;te, angoiss&#xe9;e, comme d&apos;hab&apos; a pris le pas. Je suis l&#xe0;, anxieux souvent, trop souvent, incapable de me d&#xe9;tendre vraiment, ou j&apos;y arrive, rarement, p&#xe9;niblement. Et l&apos;id&#xe9;e de ne pas arriver &#xe0; quitter cette angoisse... m&apos;angoisse aussi terriblement. Bon, quoi faire de tout &#xe7;a ? Boire, me shooter au lexo et aux sommnif&#xe8;res, attendre de l&apos;autre qu&apos;il vienne me calmer, croire aux contes de f&#xe9;es et se bercer de l&apos;espoir d&apos;un avenir enchanteur ? Pas terrible... Il ne se passe pourtant rien de grave, compar&#xe9; aux mois pass&#xe9;s. C&apos;est en moi, dans la t&#xea;te que &#xe7;a se passe. J&apos;ai peur de l&apos;avenir. Je brode du fil noir, je fais des noeux avec chaque pens&#xe9;e positive. Bon je ne m&apos;&#xe9;tonne pas. On peut dire que c&apos;est un peu moi. Beaucoup moi. Depuis des ann&#xe9;es. Pour ne pas dire depuis toujours. Seulement l&#xe0;, j&apos;en ai un peu marre de ne pas arriver &#xe0; en sortir. A force, on pourrait presque dire que &#xe7;a me pla&#xee;t. Est-ce que &#xe7;a pourrait &#xea;tre un choix ? Je veux dire, ne pas avoir la trouille, ce serait avoir confiance, n&apos;est-ce pas ? Se faire confiance non ? Et pourquoi est-ce que je n&apos;y arrive pas ? Est-ce que je ne veux pas ? Est-ce que c&apos;est un choix ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&apos;autres diraient que j&apos;ai r&#xe9;ussi. Professionnellement s&apos;entend. Je ne le sens pas comme &#xe7;a. J&apos;ai toujours dit que ce job m&apos;emmerdait et que je n&apos;&#xe9;tais pas vraiment dou&#xe9;. Je disait en faisant mes &#xe9;tudes que je ne ferais jamais &#xe7;a, j&apos;ai hurl&#xe9; quand on a voulu m&apos;expliquer que je devrais y accorder de l&apos;importance et je m&apos;y suis accroch&#xe9;. Quinze ans apr&#xe8;s l&apos;argent d&#xe9;gringole, l&apos;appart est pas mal du tout, je peux frimer en tendant ma carte, je vis au soleil et je suis tout le temps en voyage. Objectivement, je n&apos;aurais pas cru en arriver l&#xe0;. Et c&apos;est bien l&#xe0; le coeur du probl&#xe8;me. Je n&apos;y ai pas cru, parce que j&apos;ai toujours dit que je ne le voulais pas. Paradoxe, je n&apos;ai jamais foutu le camp. C&apos;est bien que quelque part, j&apos;ai du vouloir un tout petit peu...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la trouille au ventre, j&apos;y ai mis beaucoup de ce que j&apos;&#xe9;tais. Il faut croire que &#xe7;a a du suffire. Je vous jure que &#xe7;a m&apos;a surpris... je ne savais pas que tout ce que je d&#xe9;testais en moi, opportunisme, diplomatie, sens du compromis finiraient par payer. Bref une certaine forme de talent avec un manque absolu de confiance en soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&apos;est ce que je dois comprendre ? Certainement que ce que j&apos;ai refus&#xe9; pendant tant d&apos;ann&#xe9;es, c&apos;est d&apos;abord ce que je voulais. Je sais ce que &#xe7;a m&apos;a co&#xfb;t&#xe9;. A force de m&apos;en vouloir de gagner du pognon, j&apos;ai pass&#xe9; mon temps &#xe0; le claquer. A force de m&apos;en vouloir de faire ce que je faisais, j&apos;ai pass&#xe9; mon temps &#xe0; demander &#xe0; l&apos;amour de m&apos;en consoler. Mais ce que je sais, c&apos;est que tout cela ne serait pas arriv&#xe9; si j&apos;avias eu confiance en moi. Je veux dire que si je n&apos;avais pas dout&#xe9;, tout le temps, tout le temps, de ce que je faisais... cette r&#xe9;ussite l&#xe0;, et oui merde disons les choses comme &#xe7;a, ne serait pas arriv&#xe9;e.&amp;nbsp; Alors je crois que peut-&#xea;tre la solution c&apos;est peut-&#xea;tre de continuer : faire ce que je fais, en me demandant encore ce que je fous l&#xe0;. En me tordant le ventre &#xe0; me dire que je devrais &#xea;tre ailleurs, que je n&apos;arriverais pas &#xe0; tout contr&#xf4;ler, que je finirais bien par me planter, qu&apos;ils s&apos;apercevront bien un jour de mon imposture... c&apos;est encore la meilleure fa&#xe7;on que j&apos;ai trouv&#xe9; pour que &#xe7;a continue de marcher. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas si j&apos;ai r&#xe9;ellement envie d&apos;avoir confiance... peut-&#xea;tre que si j&apos;avais plus confiance, j&apos;aurais moins de talent &#xe0; faire ce que je fais. Est-ce que j&apos;ai r&#xe9;ellement envie de renoncer &#xe0; ce que &#xe7;a me rapporte ? Pas s&#xfb;r... Ce soir je me dis que la confiance en soi est un talent en soi et que d&#xe9;cidemment j&apos;ai d&#xe9;cid&#xe9; de m&apos;en passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS. Sylvia, vous voyiez bien que ce que vous me dites r&#xe9;sonne. Merci de vos mots. Oui, oui, merci encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 08 Feb 2007 00:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sentimental</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/12/17/3457328.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/12/17/3457328.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3457328/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/12/17/3457328.html</guid><description>&lt;p&gt;Sans doute est-ce que je ne comprend rien &#xe0; rien. Je ne comprend pas son langage, je ne comprend pas ce qu&apos;il veut. Et parfois ivre, rageur, fou de cette incompr&#xe9;hension l&#xe0;, incontr&#xf4;l&#xe9;, je le pousse dans ses retranchements. Je lui dis qu&apos;il ne peut pas exister avec ses seules obsessions, comme il m&apos;a d&#xe9;j&#xe0; expliqu&#xe9; que je ne peux pas exister qu&apos; avec les miennes. Et hier soir, une fois de plus, au bout du bout, je lui ai expliqu&#xe9; que nous n&apos;avions pas &#xe0; nous enfermer, &#xe0; nous emmurer. Et que s&apos;il me dit &amp;quot;d&#xe9;fends toi&amp;quot;, je lui dit &amp;quot;ouvres toi&amp;quot;. C&apos;est &#xe0; ce moment l&#xe0;, qu&apos;il m&apos;a pris dans ses bras, avec ce mouvement de tendresse que je lui connais si peu. Nous sommes rest&#xe9;s l&#xe0; encore un peu, dans la voiture, sur ce parking d&#xe9;sert, et je n&apos;ai pas pens&#xe9; &#xe0; regarder si les &#xe9;toiles venaient de se rallumer. Il m&apos;a propos&#xe9; de coucher ensemble. Cette fois ci c&apos;est moi qui lui ai dit non, que je pr&#xe9;ferais qu&apos;on retourne &#xe0; la maison pour qu&apos;il me tienne dans ses bras. Il m&apos;a dit ... je te ram&#xe8;ne, peut &#xea;tre que je reviendrais plus tard ou pour le petit d&#xe9;jeuner. Ce matin, il n&apos;&#xe9;tait pas l&#xe0;. J&apos;ai demand&#xe9; pourquoi. Il m&apos;a dit &amp;quot;je veux rester tranquille, tu comprends ?&amp;quot;. J&apos;ai dit que non, que je ne comprenais pas mais que j&apos;essayais.La journ&#xe9;e est pass&#xe9;e. Il passera dans cinq minutes, pour m&apos;accompagner &#xe0; l&apos;a&#xe9;roport. L&#xe0;, c&apos;est moi qui part. Et j&apos;&#xe9;coute ma copine Jenifer en boucle qui me dit : Serre moi Si aimer c&apos;est aussi se retenir Serre moi Je veux m&apos;enfuir Serre moi Etouffe moi d&apos;amour avant le pire Serre moi Que je respire &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 17 Dec 2006 23:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le concret des choses</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/12/11/3407832.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/12/11/3407832.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3407832/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/12/11/3407832.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://senonevero.free.fr/index.php/2006/11/17/lire-attentivement-la-notice/#comments&quot;&gt;Il &#xe9;crit &lt;/a&gt;&amp;quot;...quand j’ai commenc&#xe9; &#xe0; travailler, quand la vie est devenue plus concr&#xe8;te, moins fantasm&#xe9;e, j’ai perdu ce r&#xe9;flexe de noircir des pages.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Ce blog, c’&#xe9;tait aussi un moyen de retrouver ce plaisir d’&#xe9;crire. Bien que je n’y raconte pas les m&#xea;mes choses. La tambouille intime que je d&#xe9;versais sur le papier, les mises au point sur mes rapports au monde, aux autres, les signaux d’alarme que j’adressais &#xe0; moi-m&#xea;me lorsque je me sentais partir &#xe0; la d&#xe9;rive, la petite philosophie pratique &#xe0; mon seul usage, mes auto-exortations… Ce ne sont pas les m&#xea;mes choses qui me viennent ici. (...) Ici, je raconte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En lisant cela, j&apos;ai pens&#xe9; que pour moi, c&apos;&#xe9;tait le contraire. Que mon blog &#xe0; moi, m&apos;avait servi de d&#xe9;versoir &#xe0; mes &#xe9;tats d&apos;&#xe2;me. Une fa&#xe7;on de penser &#xe0; haute voix pour faire le point de moi-m&#xea;me, ce que je n&apos;avais fais que tr&#xe8;s rarement dans des carnets ou des journaux intimes. Raconter ce n&apos;est pas mon truc. Sur ce blog, comme ailleurs. L&apos;anedocte, le d&#xe9;roul&#xe9; des jours, ses &#xe9;venements, je l&apos;entends mal, je le dis mal. Depuis longtemps, peut-&#xea;tre depuis toujours, ce qui m&apos;a interess&#xe9; c&apos;est le questionnement, le commentaire, le sens, la conceptualisation. En y r&#xe9;flechissant, il me semble aussi que dans mes rapports aux autres, une conversation purement factuelle me demande de plus grands efforts de concentration et que ce qui m&apos;importe avant tout, derri&#xe8;re ce que je, ou ce qu&apos;on me raconte, c&apos;est le pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne porte pas de jugement de valeur. Je dis juste comment j&apos;ai l&apos;impression de fonctionner. Et puis lire quelque chose comme &amp;quot;...la vie est devenue plus concr&#xe8;te, moins fantasm&#xe9;e&amp;quot; m&apos;a provoqu&#xe9;. Est-ce que ma vie est quelque chose de concret ou de fantasm&#xe9; ? Vraiment c&apos;est une question que je ne me suis jamais pos&#xe9;e. Et pour le coup, &#xe7;a m&apos;a vraiment inspir&#xe9;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, je crois avoir beaucoup fantasm&#xe9; dans mes relations amoureuses. Je veux dire que j&apos;ai toujours eu beaucoup de mal &#xe0; r&#xe9;aliser la situation objective des choses. Je me suis racont&#xe9; beaucoup d&apos;histoires, en essayant de faire rentrer des ronds dans des carr&#xe9;s. Je crois que c&apos;est &#xe7;a qui m&apos;a servi de moteur. Quand &#xe7;a ne fonctionne pas comme je veux, mes premiers r&#xe9;flexes est de ne pas le voir ou de croire tr&#xe8;s fort que &#xe7;a peut changer, que &#xe7;a va forc&#xe9;ment changer. J&apos;entretiens ces illusions. Ce qui est paradoxal, c&apos;est que je n&apos;ai pas l&apos;impression de r&#xe9;agir comme &#xe7;a dans mon boulot. Je n&apos;entretiens pas ces chim&#xe8;res. Je suis dans une situation donn&#xe9;e. J&apos;essaye d&apos;en tirer un profit ou une opportunit&#xe9;. Et je m&apos;aveugle moins. Quitte &#xe0; noircir le tableau. Pour me pr&#xe9;munir de dangers possibles et mieux les contr&#xf4;ler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelque chose pourtant l&#xe0; de tr&#xe8;s concret. Et sur laquelle, je peux difficilement faire l&apos;impasse. La maladie, la mort, je crois que c&apos;&#xe9;tait pour moi des notions tr&#xe8;s fantasm&#xe9;es justement. D&apos;o&#xf9; ma stup&#xe9;faction. C&apos;est bien, le mot. Je suis stup&#xe9;fait. Je viens de les rencontrer. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#xe0;, sinon pour l&apos;anedocte, je crois que mon psy cherche aimablement &#xe0; me foutre &#xe0; la porte. Elle m&apos;a demand&#xe9; tout &#xe0; l&apos;heure &amp;quot;Est-ce que vous croyez encore avoir besoin de moi&amp;quot;? &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 12 Dec 2006 03:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>Toussaint</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/11/01/3059848.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/11/01/3059848.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3059848/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/11/01/3059848.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je croyais ne pas pouvoir acc&#xe9;der &#xe0; ces &#xe9;motions. J&apos;ai eu peur de ne pas pouvoir les &#xe9;prouver. Il y a eu depuis ces mois, le combat d&apos;une bataille d&#xe9;j&#xe0; perdue. Je le savais, intimement. D&#xe8;s les premiers temps, je n&apos;ai pas voulu donner prise &#xe0; l&apos;espoir. Je voulais faire face, vous comprenez, je voulais faire face et ne pas me laisser envahir et &#xea;tre d&#xe9;&#xe7;u. Je n&apos;aurai pas pu m&apos;en remettre et il avait besoin de moi. Je ne l&apos;ai pas laiss&#xe9; mourir, non, non, je l&apos;ai accompagn&#xe9;, du mieux que je pouvais. De toutes mes forces de petit gar&#xe7;on qui devait faire le grand. J&apos;ai serr&#xe9; les poings et les m&#xe2;choires en me retenant de pleurer. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand il m&apos;a racont&#xe9; encore une fois, une fois encore s&apos;il te pla&#xee;t, le Cambodge. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand il me regardait sagement ranger ses affaires dans le placard de la chambre d&apos;h&#xf4;pital. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand les traitements ne fonctionnaient plus. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand il s&apos;est tourn&#xe9; vers moi pour me demander ce que le m&#xe9;decin voulait dire quand il r&#xe9;p&#xe9;tait qu&apos;on ne pouvait que lui donner du temps. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand un autre a expliqu&#xe9; que du temps il n&apos;y en aurait plus. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand il a fallu dire &#xe0; mon p&#xe8;re qu&apos;il allait mourir. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand je nous ai vu, autour de son lit, pour la premi&#xe8;re et derni&#xe8;re fois depuis vingt ans lui, ma m&#xe8;re et mon fr&#xe8;re r&#xe9;unis autour de lui. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand nous regardions les matchs de la coupe du monde &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9;, parce que c&apos;&#xe9;tait tout ce que nous pouvions faire. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand je l&apos;ai vu s&apos;inquieter encore pour nous, je me suis juste mis en col&#xe8;re. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand il a absolument voulu descendre l&apos;escalier, maigre &#xe0; faire peur, les jambes et les bras gonfles et la tumeur qui lui mangeait le cou. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand il ne pouvait plus manger, plus parler, plus dormir, plus penser. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand cette nuit l&#xe0;, il a fallu le lever parce qu&apos;il s&apos;&#xe9;touffait, l&apos;assoir sans qu&apos;il ne tienne, ivre de fatigue, sur sa chaise pour le recoucher, le relever, le rassoir, le rechoucher, le relever, le rassoir, le recoucher... Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand je suis retourn&#xe9; &#xe0; l&apos;h&#xf4;pital, je savais que je serais l&#xe0;, bien, &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de lui, &#xe0; lui glisser entre les l&#xe8;vres un peu de glace pil&#xe9;e sucr&#xe9;e. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; m&#xea;me quand j&apos;ai eu besoin ce soir l&#xe0; de revenir lui dire que je l&apos;aimais et qu&apos;il devait savoir qu&apos;il avait &#xe9;t&#xe9; un bon papa -&amp;quot;tu le sais, hein, tu le sais ?&amp;quot; - et que peut-&#xea;tre dans un dernier acc&#xe8;s de conscience, j&apos;ai bien cru qu&apos;il m&apos;a r&#xe9;pondu dans un souffle qu&apos;il le savait. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; lorsque le lendemain, devant moi assis, il a cess&#xe9; de respirer. Je n&apos;ai pas pleur&#xe9; quand devant son lit, quelques minutes apr&#xe8;s, en parlant &#xe0; mon fr&#xe8;re au t&#xe9;l&#xe9;phone, j&apos;embrassais mon p&#xe8;re et je l&apos;embrassais encore. Et je l&apos;embrassais encore. Je n&apos;ai pas pas pleur&#xe9; en organisant ses obs&#xe8;ques et pendant la veill&#xe9;e. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La premi&#xe8;re fois o&#xf9; j&apos;ai pleur&#xe9;, c&apos;&#xe9;tait pendant l&apos;incin&#xe9;ration devant son cercueil en &#xe9;coutant &amp;quot;All alone I am&amp;quot; de Brenda Lee. Je tenais une photo de lui, mon fr&#xe8;re lisait son texte et Maman me tenait fort contre elle. J&apos;ai ouvert les bras pour accueillir la douleur, en baissant la t&#xea;te. Pour qu&apos;enfin tout&amp;nbsp; &#xe7;a sorte de moi. La peur, l&apos;angoisse et la tristesse. Il m&apos;a fallu un peu de temps pour recommencer. J&apos;ai eu peur de ne pas pouvoir &#xe9;prouver d&apos;autres &#xe9;motions. Mais elles sont l&#xe0;. Il me manque. Il me manque. Voil&#xe0; maintenant je le pleure.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 02 Nov 2006 03:27:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/09/10/2652496.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/09/10/2652496.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2652496/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/09/10/2652496.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;quot;Devant la mort, nous serons comme &#xe0; notre naissance, radicalement priv&#xe9;s de toute puissance. C&apos;est &#xe0; cette faiblesse en nous que l&apos;amour devrait s&apos;adresser pour ne jamais se perdre&amp;quot;. Christian Bobin.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 11 Sep 2006 00:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Impasse</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/08/01/2394981.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/08/01/2394981.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2394981/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/08/01/2394981.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A un moment l&apos;&#xe9;motion m&apos;a pris en relisant tout Chronolog. Je ne sais plus ce que je lisais. Mais ce tremblement m&apos;a saisi, j&apos;ai ferm&#xe9; les yeux et j&apos;ai pleur&#xe9;. Juste le temps d&apos;une poign&#xe9;e de secondes quand j&apos;aurai voulu que cet abandon dure et me fasse enfin perdre tout contr&#xf4;le. Que se passait-il en moi &#xe0; parcourir ces pages ? Ce que j&apos;avais toujours senti depuis que je le lisais. La v&#xe9;rit&#xe9; de celui qui ne veut pas s&apos;&#xe9;chapper &#xe0; lui-m&#xea;me quand je me donne l&apos;impression d&apos;en faire beaucoup pour me perdre. Cette fa&#xe7;on l&#xe0; de se d&#xe9;fendre, de tourner le dos aux compromis, pour affirmer que non merci, j&apos;ai r&#xea;v&#xe9; d&apos;autres choses. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est l&#xe0; J2M et il fait ce qu&apos;il peut. A sa mani&#xe8;re. En passages &#xe9;clairs. Une nuit, parfois deux. Puis incompr&#xe9;hensions. Ruptures. Rabibochements. Une nuit. parfois deux... etc. Ce que je sens de moins en moins, c&apos;est que J2M sort de moins en moins de lui pour aller &#xe0; moi. Peut-&#xea;tre aussi que je suis assez dou&#xe9; pour ne pas le laisser venir, en ne respectant pas qui il est? Et petit &#xe0; petit ne pas pouvoir en sortir, s&apos;enfermer dans la d&#xe9;pendance. Ne pas cr&#xe9;er les conditions d&apos;un ciel ouvert. De temps en temps la r&#xe9;volte, l&apos;absence de pudeur et de retenue, la pulsion incompr&#xe9;hensible quand l&apos;angoisse est trop forte, ce hurlement int&#xe9;rieur, qui fait dire trop fort qu&apos;on est en demande et qu&apos; on est amoureux de lui, quand c&apos;est juste qu&apos;on ne sait pas &#xea;tre autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors on se mettra &#xe0; chercher comme un dingue les raisons pour lesquelles on s&apos;ent&#xea;te, sans savoir faire de compromis, sans savoir partir non plus, quant tout dit que l&apos;autre est juste diff&#xe9;rend, et on traquera d&#xe9;sesp&#xe9;rement dans les livres, l&apos;analyse, l&apos;introspection les raisons profondes, cach&#xe9;es de ses ressorts, ses strat&#xe9;gies intimes, ses volont&#xe9;s de pouvoirs et ses b&#xe9;n&#xe9;fices secondaires sans qu&apos;aucune raison valable, lib&#xe9;ratrice ne vienne expliquer les raisons pour lesquelles on se fait tant de mal, depuis tant d&apos;ann&#xe9;es. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui, on voudrait savoir tourner la page. Parce qu&apos;il y a des choses tellement &#xe9;videntes. Quand je rentrerais tenir la main de mon p&#xe8;re qui se meurt, mon autre main ne tiendra que la barre du lit pour m&apos;emp&#xea;cher de tomber. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 01 Aug 2006 21:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bouclier</title><dc:creator>eyck</dc:creator><link>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/06/01/1999840.html</link><comments>http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/06/01/1999840.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://eyckblog.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/1999840/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://eyckblog.canalblog.com/archives/2006/06/01/1999840.html</guid><description>&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm;&quot;&gt;La certitude r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9;e, de plus en plus implacable, des diagnostics m&#xe9;dicaux annonce l&apos;impens&#xe9;, si pr&#xe9;sent et &#xe0; la fois sans aucune r&#xe9;alit&#xe9;. C&apos;est mon p&#xe8;re, ce corps amaigri, affaibli, d&#xe9;muni, qui me tend ses bras d&#xe9;charn&#xe9;s pour l&apos;aider &#xe0; sortir du lit. Comment l&apos;&#xe9;crire, sans vouloir le dire. Papa est malade, papa est tr&#xe8;s malade. J&apos;ai 35 ans, il en a 62. Il y a cette surprise l&#xe0;, &#xe0; se voir grandir d&apos;un coup, en situation de le prot&#xe9;ger quand j&apos;attendais encore de lui. Face au cancer d&#xe9;vastateur, courir les hopitaux, essayer de comprendre ce que les m&#xe9;decins me disent, lui expliquer les choix possibles et les traitements &#xe0; venir, continuer de g&#xe9;rer le quotidien, le sien, le mien, en tentant de se pardonner les erreurs possibles et peut &#xea;tre de ne pas en faire assez. Comment parler de cela, sinon que je fais le grand, puisque je suis grand et que je ne peux plus faire autrement maintenant que de l&apos;assumer. Je suis son bouclier apr&#xe8;s avoir attendu toute mon enfance qu&apos;il soit le mien. J&apos;ai longtemps cru – sans doute sur son mod&#xe8;le, que le sentiment amoureux me sauverait ensuite de tout. Mais on s&apos;invente finalement seul, puis on a la chance – comme une cerise sur le g&#xe2;teau, de l&apos;apporter en cadeau et que l&apos;autre fasse de m&#xea;me. J&apos;ai mis du temps &#xe0; le comprendre et la derni&#xe8;re le&#xe7;on est douloureuse.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 01 Jun 2006 04:38:17 GMT</pubDate></item></channel></rss>