04 mai 2008
Une rencontre
Le post précédent parlait de se remettre en route. C'est ce que j'ai fait. J'aurais pu faire autre chose. Une certaine expo par exemple mais elle était déjà terminée.
Drôle d'endroit pour une rencontre ? Bien sûr, c'est la règle, ici tout commence par un échange sexuel. Avant tout. Avant même de se parler. Quand je l'ai vu, je venais d'arriver, je me suis dit que ce corps là était celui que j'attendais depuis longtemps. Des années, je crois. Alors je l'ai suivi dans les coursives, en tentant de lui faire comprendre mon désir. En espérant qu'il ait envie aussi. Ca aurait pu rater. Nous aurions pu nous rater. Mais non, ça nous ait tombé dessus. L'ivresse. Pourquoi est-ce que je pense que ce n'est pas si étonnant. Juste que c'était le bon moment. Quand nous sommes sortis de cette cabine, parce qu'il avait son train à prendre, nous tremblions déjà d'avoir à nous quitter. Je ne sais pas où cela peut nous mener. Depuis cette rencontre, il a traversé le pays et moi un océan. Parce qu'il y avait ses yeux clairs, ses bras et sa douceur, j'ai recommencé à rêver mais je ne sais pas si nous pourrons faire contre la distance et l'éloignement. Et si pour une fois, je m'autorisais la confiance. Vas-t-en la peur. Vas-t-en.
03 mai 2008
En suspension
Deux semaines à rencontrer l'autre, les autres, avec mes espoirs et mes déceptions, mes retenues et mes abandons. Chercher la bonne limite, quelque que chose assez proche du "faire le job" sans penser que tout peut être contrôlé (et sous-entendu que tout n'est pas de ma responsabilité). En attendant, deux semaines riches d'évenements, boulot, politique, amis, amours, immo... tout y est passé pour me mettre en question et m'obliger à réagir. C'était bien je crois. Une chance même. Celle d'être vivant. Et avant de toucher au but, prendre du plaisir au chemin. Alors évidemment, il y avait ces bras qui me serraient si fort et lui qui m'appelait Mister Câlins. C'est déjà fini et me laisse un peu en suspension. Allez en route.